"Le Collier"
04/09/2009 02:58 par mamzel
C'est un homme qui prend sa voiture et fais un long trajet. Sur son chemin, il voit une personne faire du
STOP : il s'arrête et lui demande :
qui es tu ?
L'homme lui répondit : Je suis le DOLLAR
L'automobiliste tout content lui dit monte, tu es le bienvenu.
Il continua à rouler et vit une autre personne faire du STOP. Il s'arreta et lui dit:
Qui es tu ?
L'homme lui répondit : je suis l'Euro.
L'automobiliste tout ému, et tout content, lui dit monte, tu es le bienvenu.
Il continua à rouler et vit une troisieme personne faire du STOP, il s'arrete de nouveau, et lui dit:
Qui es tu ?
L'homme lui répondit : je suis le "DOUNIA". (tout le bas-monde)
L'homme sauta de joie, et lui dit monte, tu es le bienvenue.
Il continua à rouler, tout content, possédant le DOLLAR, l'EURO et DOUNIA, et vit une autre personne faire
du STOP, et lui posa la même question que les précédents:
Qui es tu ?
L'Homme lui répondit : je suis le "DINE".
L'automobiliste lui dit, j'ai déjà tout: le DOLLAR, L'EURO et le DOUNIA. Je n'ai pas besoin de toi. Plus tard peut-
etre répondit-il.
L'automobiliste laissa le "DINE" et reparti sur sa route. Il vit encore une autre personne faire du stop,
s'arreta, et comme tous les autres, lui demanda :
Qui es tu ?
L'homme lui répondit : je suis l'ange de la mort (Méleyk moute).
L'automobiliste lui dit :
Attends, je vais faire demi tour, et ramené le DINE avec moi, je t'en suppli.
L'ange de la mort lui dit que c'était trop tard, qu'il a déjà eu sa chance, et qu'il fallait la saisir au bon
moment, lorsque le DINE s'est présenté à lui...
Et l'ange de la mort prit son âme.............
ce qu'il faut retenir dans cette histoire, c'est qu'il faut toujours rester dans le droit chemin,
et laisser un peu DOUNIA de côté... Et faire un maximum de bonnes oeuvres.
Lorsque l'ange de la mort passe, il n'y a plus moyen de faire demi tour. Il te prend ton âme, ton coeur et tes
actions (bonnes et mauvaises)..
....Au 1er siècle de l'hégire dans la ville de Koufah, Sabeth marche sous un soleil brûlant en plein midi. Il arrive dans un jardin et voit une pomme tombée à terre. Il la ramasse et en mange la moitié. Puis il se rappelle qu'il n'a pas le droit de manger quelque chose qui ne lui appartient pas, il se blâme d'avoir manger la moitié de cette pomme, et à ce moment, survient le jardinier.
Sabeth lui dit :
« Je vous demande pardon pour la moitié de pomme que je viens de manger ; voilà, je vous rends ce qui reste de la pomme. »
Le jardinier dit :
« Je ne suis pas le propriétaire du jardin, et je n'ai pas le pouvoir de vous accorder le pardon. »
« Qui est le propriétaire alors ? » demande Sabeth.
Le jardinier lui indique une maison. Sabeth s'y rend, demande à voir le propriétaire et lui raconte ce qui s'est passé.
Le propriétaire dit :
« Je vous pardonne à une seule condition ! Si vous l'acceptez ; vous êtes pardonné, sinon vous me rendrez des comptes au jour du jugement dernier devant Celui Qui veille tout le temps et Qui n'oublie rien. »
Sabeth se met à trembler de tout son corps, de peur que la condition ne soit trop dure.
« Quelle est cette condition ? » demanda-t-il.
« Je veux vous donner ma fille en mariage. » répondit le propriétaire.
« Est-ce là une condition ? C'est plutôt un prix de mérite et une récompense d'encouragement. »
Mais le propriétaire du jardin poursuit aussitôt :
« Je vais vous décrire ma fille : Elle est aveugle, sourde, muette, handicapée. Elle ne peut ni entendre, ni parler, ni voir, ni marcher ! Si vous la prenez pour épouse, je vous pardonne, sans cela vous ne pourrez pas bénéficier de mon pardon. »
Sabeth réfléchit longuement, la tête baissée...
Puis il dit : "Je l'épouserai. Maintenant, pardonnez-moi. Je la servirai devant Dieu Tout Puissant."
Le propriétaire fait venir deux compagnons du Prophète pour être les témoins du mariage. Puis arrive le jour du mariage.
Le père de la fille dit :
"Je vous ai préparé une chambre dans ma maison."
Il introduit ensuite sa fille dans la chambre et Sabeth entre à son tour. Il la voit assise et lui adresse le salut conformément aux préceptes de l'Islam.
Son père lui avait dit qu'elle était aveugle, muette, sourde, et handicapée. Or celle-ci répond à son salut puis se lève, et lui serre la main. Il constate alors qu'elle n'est ni aveugle, ni sourde, ni muette, ni handicapée !
Etonné, il s'exclame
"Expliquez-moi ? Votre père vous avez décrit autrement ! ! Vous n'êtes donc pas aveugle, sourde, muette et handicapée ?"
Elle lui répond :
"Mon père ne vous a pas menti : Il a dit que je ne voyais pas, et effectivement, je suis aveugle à tout ce qui puisse provoquer la colère de Dieu Tout Puissant.
Il vous a dit également que j'étais sourde : Effectivement, mes oreilles n'ont jamais entendu ni médisance, ni diffamation, ni frivolité, ni futilité.
Il vous a dit que j'étais muette : Effectivement, je n'ai jamais prononcé de paroles susceptibles de susciter la colère de Dieu. Je suis muette à tout ce qui peut me divertir de mon adoration de Dieu.
Il vous a dit que j'étais handicapée : Effectivement, je ne fréquente aucun lieu qui ne donne pas satisfaction à Dieu. Je vais seulement à la mosquée et accomplir de bonnes œuvres.
Mon père n'a pas menti mais a bien dit la vérité.
Sabeth la regarde alors, et la trouve d'une beauté éblouissante. De leur union naquit le grand imam Abou Hanifa.
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince
courageux, habile et intelligent. Pour parfaire
son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès
d'un Vieux Sage.
"Eclaire moi sur le "Sentier de la Vie", demanda
le Prince.
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces
de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant
je veux bien te donner quelques indications. Sur ta
route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes
indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin
irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche
pas à t'en détourner, car tu serais condamné à
revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis
t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans
ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis
cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea
sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur
laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince,
car si certaines choses me plaisent dans ce monde,
d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son
premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur
le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre,
à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant,
mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer
certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris,
répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon
pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi
et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le
Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce
qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à
ton emprise." Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde
porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES".
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il.
Les autres sont source de plaisir, de joie et
de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume
et de frustration." Et il s'insurgea contre tout
ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez
ses semblables. Il chercha à infléchir leur
caractère et à extirper leurs défauts.
Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité
de ses tentatives de changer les autres, il croisa
le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris
sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince,
que les autres ne sont pas la cause ou la source
de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions
et de mes déboires. Ils n'en sont que le
révélateur ou l'occasion. C'est en moi que
prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison,
dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi,
les autres te révèlent à toi-même. Soit
reconnaissant envers ceux qui font vibrer en
toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers
ceux qui font naître en toi souffrance ou
frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne
ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu
dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte
où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME".
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes,
c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il.
Et il entama son 3ème combat. Il chercha
à infléchir son caractère, à combattre ses
imperfections, à supprimer ses défauts, à changer
tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout
ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut
quelque succès mais aussi des échecs et des
résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui
demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en
nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres
qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à
briser."
"C'est bien," dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à
être las de ma battre contre tout, contre tous,
contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de
cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner,
de lâcher prise." "C'est justement ton prochain
apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant
d'aller plus loin, retourne-toi et contemple
le chemin parcouru." Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le
lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle
portait sur sa face arrière une inscription qui disait
"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette
inscription lorsqu'il avait franchi la porte la
première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat
on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi,
gisant sur le sol, éparpillé autour de lui,
tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui :
ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites,
tous ses vieux démons. Il apprit alors à les
reconnaître, à les accepter, à les aimer.
Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer,
se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, que détester
ou refuser une partie de moi, c'est me condamner
à ne jamais être en accord avec moi-même.
J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement,
inconditionnellement."
"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première
Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème
porte."
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince
aperçut au loin la face arrière de la seconde
porte et y lut
"ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes
qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il
avait aimées comme celles qu'il avait détestées.
Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait
combattues. Mais à sa grande surprise, il était
maintenant incapable de voir leurs imperfections,
leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement
gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu
appris sur le chemin ?" demanda ce dernier.
J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en
accord avec moi-même, je n'avais plus rien à
reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux.
J'ai appris à accepter et à aimer les autres
totalement, inconditionnellement." "C'est bien,"
dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse.
Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la
face arrière de la première porte et y lut
"ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette
inscription la première fois. Il regarda autour
de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à
conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé
par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur
perfection. C'était pourtant le même monde
qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé
ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, dit le Prince, que le monde
est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit
pas le monde, elle se voit dans le monde.
Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai.
Quand elle est accablée, le monde lui semble
triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai.
Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était
pas le monde qui me troublait, mais l'idée que
je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans
le juger, totalement, inconditionnellement."
C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec
les autres et avec le Monde." Un profond sentiment
de paix, de sérénité, de plénitude envahit le
Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt,
maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit
le Vieux Sage, celui du passage du silence de
la plénitude à la Plénitude du Silence".
Et le Vieil Homme disparut.

Il était une fois, à l'époque des califes abbassides, dans la capitale musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait passé sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète et il était très pieux.
Jamais on ne l'entendait dire du mal de quelqu'un, se moquer des autres ni répéter des paroles inutiles.
Tout le monde l'aimait, car il avait toujours une parole gentille ou un sourire pour les gens qu'il rencontrait, et il était toujours prêt à aider les autres.
Un jour, l'un de ses voisins vint le trouver : As-salamou alaykoum ! Wa alaykoum as-salam wa-rahmatou llahi wa-barakatouhou, répondit le savant.
Sais-tu ce qu'on vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? poursuivit le voisin.
Attends un peu, répliqua le savant. Je vois que tu brûles d'envie de me dire quelque chose. Mais avant que tu me le dises, j'aimerais te faire passer un petit test. Cela s'appelle le test des trois filtres.
Des trois filtres ? s'étonna le voisin.
Exactement, poursuivit le savant. Avant que tu ne me parles de mon ami, ce serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu comptes me dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres : ce qui en restera, tu pourras me le dire. C'est pourquoi j'appelle cela le test des trois filtres. Tu es prêt ?
Oui, répondit l'homme, de plus en plus étonné. (En effet, quand il bavardait avec ses voisins, il n'avait pas l'habitude de prendre tant de précautions).
Commençons, dit le savant. Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu bien vérifié que ce que tu veux me dire est vrai ?
Non, répondit l'homme. En fait on vient juste de me le raconter et...
Bien, dit le savant. Donc, tu n'es pas du tout sûr que ce soit vrai. Le filtre de la vérité n'a pas gardé ce que tu voulais me dire. Essayons maintenant le second filtre, celui du bien. Est-ce que ce que tu voulais me dire sur mon ami est quelque chose de bien ?
Euh, non, au contraire...
Ah, poursuivit le savant. Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur mon ami, mais tu n'es pas certain que ce soit vrai. Je ne sais pas si je vais pouvoir t'écouter...Mais peut être que tu réussiras quand même le test, car il reste encore un filtre : le filtre de l'utilité. Si tu me dis ce que tu voulais me dire sur mon ami, est-ce que cela me sera utile ?
Euh bien...non, pas vraiment.
Alors, conclut le savant, si ce que tu voulais me dire n'est pas vrai, n'est pas bien et n'est même pas utile, ce n'est pas la peine de me le dire, tu ne crois pas ? Les paroles peuvent faire beaucoup de mal, et il ne faut pas les répandre n'importe comment. Une parole qui n'est ni vraie, ni bonne ni utile ne vaut pas la peine d'être dite. Alors avant de te dire quelque chose, ou de répéter ce qu'on t'a raconté, n'oublie pas de soumettre tes paroles au test des trois filtres ! Cela t'évitera certainement des péchés. Allah nous dit dans le Coran :
«Ô vous qui croyez ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux-ci soient meilleurs que ceux-là. Que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles-ci soient meilleures que celles-là. Ne vous calomniez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas de sobriquets injurieux. Quel vilain mot que « perversion », quand on a déjà la foi. Ceux qui ne se repentent pas, voilà les injustes.» (Sourate 49, verset 11)
Le voisin, un peu confus, rentra chez lui et réfléchit longuement aux paroles du savant. Depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant d'écouter les bavardages inutiles, et en demandant à ceux qui voulaient lui raconter quelque chose :
« Attends un peu, ce que tu vas me dire, est-ce que c'est vrai ? est-ce que c'est bien ? est-ce que c'est utile ? ». Et c'est ainsi que cet homme, dont les gens avaient l'habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue, devint aimé et respecté de tous...
Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante. La famille était attablée ensemble pour le repas.
Mais la main tremblante de grand-père et sa mauvaise vue rendaient le repas peu agréable. Les pois roulaient par terre, lorsqu'il prenait son verre, le lait se renversait sur la nappe.
Ce qui vint à tomber sur les nerfs du fils et de la belle-fille. "On doit faire quelque chose avec grand-père" dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu'il mange et de ramasser la nourriture sur le plancher"
Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table dans le coin. C'est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus, puisque que grand-père a cassé quelques assiettes, dorénavant il mangera dans un bol en bois.
Lorsque la famille regardait dans le coin, quelques fois ils pouvaient voir une larme sur les joues de grand-père qui était assis tout seul. En dépit de cela, les seuls mots que le couple avaient pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu'il échappait une fourchette ou renversait sa nourriture par terre.
Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence. Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait dans son atelier et il nota des copeaux de bois sur le plancher. Il demanda gentiment: "Qu'est tu en train de fabriquer ?" Aussi gentiment le fils répondit :
"Ah ! Je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger lorsque je serai grand !" Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu ils étaient incapable de parler. Et puis, quelques larmes coulèrent sur leurs joues.
Ils ne disaient rien mais ils savaient quoi faire. Ce soir là, le fils pris grand-père par la main et l'amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il mangea ses repas avec la famille et le fils et sa femme ne se troublaient plus lorsque grand-père échappait une fourchette, renversait son lait ou salissait la nappe.